Sex in the world

Date de publication : 22/02/2011 - 14:00

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C'est ce mercredi 16 février que la RTBF a lancé une nouvelle série de 4 documentaires sur la sexualité à travers le monde.

Ceux-ci ont été réalisés et produits par des femmes et se veulent être une radioscopie de la sexualité aux 4 coins de la planète.

Le premier de la collection s'intitule "A la recherche du plaisir".

Pendant un peu moins d'une heure, on y découvre les différents rapports que les gens entretiennent avec le sexe selon la culture dans laquelle ils vivent.

En Inde, par exemple, autrefois perçue comme la culture du plaisir, on apprend que trois-quarts des couples ne consomment pas leur nuit de noces et qu'il existe des séminaires spécialement pour les hommes dans le but de leur apprendre à donner du plaisir aux femmes.

Ce reportage souligne également tout le paradoxe des Etats Unis où l'on y prône l'abstinence de manière quasiment militante mais qui restent pourtant les 1ers producteurs et consommateurs de films X.

En Californie, qui a été au coeur de la révolution sexuelle, on y découvre une séance avec un "sex-coach", appelé aussi "surrogate partner", où un homme apprend "pratiquement" comment retrouver des bonnes érections.

En Côte d'Ivoire, on constate que les gens ont un discours liberé par rapport au sexe et que les femmes s'échangent même quelques "recettes"... Celles qui ont été interrogées disent ne pas avoir peur de prendre des initiatives dans ce domaine.

Au Japon, pays où le phallus reste le symbole de la virilité ainsi que de la fertilité (Il est d'ailleurs toujours présent dans les temples); Le documentaire nous montre une culture où le plaisir semble être partout, où les fantasmes sont sans limites. On y voit des clubs très "spéciaux" où les hommes se rendent après leurs journées de travail et peuvent y vivre des expériences de transgression voire d'humiliation.

Les productrices dénoncent aussi certaines parties du monde où le plaisir des femmes est encore un combat! Et cela nous rappelle que nous devons continuer à lutter contre les mutilations génitales.

Personnellement, je suis curieuse de découvrir ce que nous réservent les autres documents de cette collection.

J'ai trouvé les images plutôt "osées" pour une chaine du service publique (même si cela passe à une heure tardive).

J'ai parfois cherché la cohérence entre les différents passages proposés. J'aurais aimé recevoir des propos un peu + construits car à certains moments, ça m'a presque donné l'impression de regarder un film porno sans substance.

Bref, je vous fixe rendez-vous ce mercredi à 23h pour la suite en ésperant qu'elle nous donnera matière à réflexion...

Ton article a éveillé ma curiosité, j'ai donc décidé de regarder ce reportage via internet pour "mieux" comprendre ce dont tu parlais.

J'ai trouvé le reportage assez "brouillon", pas de construction, pas de suivi, pas de transition entre les différentes "parties".

Dans les différents pays, on constate une liberté à parler de sexe bien différente, et ayant évolué de diverses façons à travers le temps. Pour certains, c'est devenu moins tabou, pour d'autres, ça n'a pas évolué et pour d'autres encore, le sexe est "passé à la trappe". Bonne ou mauvais chose? Je pense que le sexe est en continuelle évolution et que demain, la tendance peut être totalement inversée par rapport à aujourd'hui, selon les moeurs, la religion, les aléas de la vie.

Lorsque tu parles de porno, quel est ton avis sur le fait que de plus en plus de jeunes prennent le porno comme étant "le sexe" par excellence et veulent donc atteindre des performances telles que celles des acteurs? Les pornos ne donnent-ils pas une mauvaise vision du sexe aux plus jeunes?

La pornographie a toujours existé.
Elle peut tenir un rôle dans la sexualité et entretenir les fantasmes.
Le danger est quand elle occupe la première place et/ou qu'elle remplace la sexualité relationnelle et/ou l'éducation sexuelle.
Si pour les jeunes, elle devient le seul mode de référence, elle ne peut pas les amener à vivre une sexualité épanouie. En effet, la plupart des films pornographiques renvoient à des prouesses techniques réalisées par des acteurs au pénis "sur dimensionné" se contortionnant dans des positions irréalistes et amenant leurs partenaires à une jouissance immédiate et très démonstrative.
Dans ce cas et sans accompagnement par rapport à ce qu'ils voient, les jeunes (et les moins jeunes aussi d'ailleurs) peuvent rapidement développer des complexes et se sentir hors norme.
Il est important de conscientiser les gens à ce sujet et de pouvoir expliquer que ce qui est montré dans les films est loin de la réalité... Mais ce n'est pas pour autant que c'est à rejeter!

Au sujet de la série documentaire "Sex in the world", le 2ème épisode intitulé "A la recherche de l'autre" a donc été diffusé ce mercredi.
Bien entendu, le format est identique au premier et donc sans réelle surprise.
Pour ce qui est du contenu, on retrouve quelques informations sur les critères de séduction et de beauté selon les cultures.
On y découvre, notamment, les multitudes de fantaisies japonaises en matière de sex-toys et les cours donnés à Las Vegas pour faire bon usage de ces "jouets".

En bref, je dirais que c'est un programme qui peut être divertissant mais qui me semble assez décousu et un peu dépourvu de contenu.
Ceci étant dit, je souligne et salue l'audace d'un tel programme en continuant, malgré tout, à m'interroger sur le bien-fondé de celui-ci.

Ma curiosité me poussera quand même à regarder les 2 derniers...

Et de votre côté, l'avez-vous vu? Qu'en avez-vous pensé?

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