Manque de désir sexuel

L'inhibition ou la diminution du désir sexuel peut provenir de différentes causes. Elles peuvent inclure des difficultés personnelles, relationnelles ou, plus rarement, physiologiques.

L'insatisfaction par rapport au niveau de désir sexuel de l'un ou l'autre des partenaires est l'un des motifs de consultation le plus fréquent chez les couples qui consultent en sexologie.

Manque de désir...

Les rencontres thérapeutiques aident à cerner les sources de cette difficulté et favorisent la mise en place de moyens efficaces pour que les couples ou les individus vivent une vie sexuelle plus satisfaisante. Le désir est un sujet difficile à comprendre pour chacun. D'abord parce qu'il est censé être spontané, être normal, arriver tout seul sans qu'on s'en occupe : on devrait avoir du désir comme on a de l'appétit. Or lorsqu'il n'arrive pas ou ne sait pas quoi faire ! Le déclenchement du désir est particulièrement individuel, il dépend de facteurs relationnels, contextuels, de dispositions mentales et sensorielles de l'instant, et la même stimulation peut être très efficace pour une personne et pas du tout pour une autre (ou même pour la même personne en deux moments différents), c'est pourquoi il n'y a pas de recette, de trucs pour déclencher le désir si ce n'est d'abord d'être ouvert à une bonne compréhension des situations et à avoir une connaissance intime l'un de l'autre.

Le désir exprime-t-il un besoin, ou une capacité à réagir aux avances d'un partenaire possédant des caractères particuliers ?

Il est les deux, il implique l'imaginaire, le relationnel, le sensoriel et une santé suffisante. Si on doute de soi, si on se sent mal dans sa peau on ne se sent pas disposer à partager ce corps si peu aimé, si peu senti. Sur un plan plus médical, les fluctuations du désir peuvent être lié à des fluctuations hormonales ou parfois à l'action de certains médicaments.

L'installation de l'excitation et du désir peuvent être bloqués par des problèmes psychologiques, corporels ou émotionnels.

Les blocages psychologiques sont souvent liés à l'éducation, aux interdits religieux ou moraux, parfois inconscients (par exemple une différence d'âge peut bloquer un homme malgré tout le goût qu'il éprouve pour sa partenaire).

Les blocages corporels sont liés au comportement corporel de la personne qui ne permet pas à son corps d'exprimer la montée du désir et de s'y impliquer et qui se bloque par des attitudes et des contractions musculaires qui verrouillent l'évolution du désir.

Les blocages émotionnels sont liés à la culpabilité (culpabilité du plaisir, lié à une relation extra conjugale, à des fantasmes particuliers, ...), au dégoût de la sexualité (éducation, tabous nombreux, image bestiale de la sexualité, traumatismes), au découragement et aux échecs répétés dans la sexualité (insatisfaction et frustration), à des conflits entre les partenaires (agressivité, expression d'un refus inconscient), à la peur (peur de la pénétration, peur du plaisir et de la perte de contrôle).

Ainsi, souvent le trouble du désir apparaît en complément d'un trouble sexuel initial, par exemple l'homme éjaculateur rapide pourra, après quelques mois, ne plus avoir envie d'avoir de rapports sexuels, tant il est déçu et frustré de ses échecs répétés, le blocage de son désir lui évite la confrontation à une situation mal vécue.

Enfin, L'absence de désir est aussi souvent liée à l'absence de plaisir, en effet, le meilleur stimulant du désir, c'est le plaisir !